Chroniques, Le 17

Le 17 : je rêve de soleil

Cette année, le mois de juillet a enfilé des vêtements de novembre. Cela fait plusieurs semaines que la pluie taquine. Que l’eau, inquiète, frappe avec rigueur nos parapluies. Ce qui, en d’autres circonstances, n’eut été qu’un été gris devient, après plus d’un an d’épidémie, un moment de furieuse impatience. A attendre que le soleil, ce gros prétentieux, daigne montrer sa tête. Pendant que les mesures sanitaires idiotiques se succèdent, et que la division s’instaure. Pas grave, dira-t-on. De toute façon, les vacances, c’est pour bientôt. En Normandie, au moins, on sera au sec.

Dans le désordre ambiant et les situations oppressantes, il suffit parfois d’un détail pour oublier le reste. Comme deux photos hors du commun, trouvées sur des annonces du site Leboncoin. On y voit, sur chacune d’elle, trois tomes, respectivement de Chihayafuru et Time Shadows, se reposer pensivement sur une rambarde en bois. Derrière, des nuages, dans le jour couchant, viennent saluer la crête des montagnes. Le paysage évoque les vacances, ces fameuses. La prise de vue, particulièrement inhabituelle pour une annonce, rond brutalement avec la banalité des photos de table, de sol, de tapis, de lit. A les voir, on se sent arraché à la banalité du consumérisme : on y est. Dans ces montagnes, un livre en main. Je m’y vois parfaitement, avec un manga, à profiter du soleil. Sur un balcon, avec une vue magnifique. Ou même sans balcon, sans vue magnifique. Je ne ferai pas le difficile.

La fatigue et une charge mentale de plus en plus pressantes ont considérablement réduit mon temps de jeu – ainsi que ma faculté à réfléchir. La Switch, néanmoins, est récemment venue insuffler à mon quotidien une dose de légèreté. La facilité de la mise en route, couplée à la faculté de jouer en mode portable, m’ont par ailleurs libéré de ma dépendance à la télévision. Allumer cette dernière est devenu assez malvenu depuis que Petit T rampe. Et il rampe follement ! Ce surcroît de modularité, que j’avais largement sous estimé, parait être un formidable atout dans un foyer avec enfants. Reste à faire l’expérience des jeux – de ceux, notamment, que je compte réserver à la Switch, pour mieux les balader. Sur un balcon. Au soleil. Ou bien sans balcon, sans soleil. Du moment que l’instant est bon !

Chroniques, Le 17

Le 17 : transmettre le jeu vidéo

Petit T grandit. Et, bien que ce soit terriblement précoce, eut égard à son âge, je me pose de plus en plus la question de la transmission. Et celle, plus concrète, du leg. Je blague souvent en disant que ma collection de jeu paiera mon séjour en EHPAD. Enfin, disons le premier mois – au vu des loyers… En réalité, il m’apparaît évident qu’une bonne partie, sinon tous mes jeux, seront un jour sien, ce bien avant que je perde la boule. Peut-être me prendra-t-il un jour de tout abandonner, et de m’adonner une fois pour toute à la fabrication d’alcool maison (Une frénette, ça te dit ?). Quoi qu’il en sera, les titres que j’ai réunis au fil des années constitueront un terreau idéal pour la découverte de petit T.

Chroniques, Le 17

Le 17 : je les attrape tous

La cartouche de Pokémon Soleil chauffe. Près de 23 ans après Pokémon Rouge, je les capture tous à nouveau. Des Picassaut, des Manglouton, des Magnéti, des Nosferapti. Rien ne résiste à la balle. Des noms étranges, qui me ramènent en CM2, et à ce jour ou je dessinais mon premier mot-valise, un Chapeintre. Ou bien était-ce un Serpantoufle… Le temps est passé.

Johnny's News

Le Johnny’s a 9 ans ! Enfin, je crois.

Cela fait 9 ans que le Johnny’s existe. En tout cas, c’est ce qu’il semblerait ! J’avoue : j’ai perdu le fil. Mais, lors du déploiement de cette nouvelle mise à jour printanière (thème WordPress que j’apprécie grandement), il est ressorti que les premiers contenus datent de 2012. A cette époque, le site avait une optique (et une forme) tout à fait différentes. On parlait alors d’un Johnny’s Game Café… Et avec lui de « Table du fond », de « Photos de joueurs », d’un Mur de mots éphémères (qui reparaît), et d’autres choses qui n’ont jamais dépassé le stade de concept.

Chroniques, Le 17

Le 17 : vieux machins, nouveaux trucs #2

Mon intérêt pour les jeux poussiéreux se confirme. Le 17 juillet dernier, je causais vieux trucs. J’ai depuis continué à combler les trous de ma modeste collection, qui se constitue très laborieusement. Laquelle est néanmoins listée de manière semi-exhaustive, ce qui est un grand progrès. Je navigue encore en eaux Playstation, Playstation 2, GameCube, ou Dreamcast. J’ai pu acquérir Power Stone, Crazy Taxi, Grandia II, et suis en passe d’en acheter quelques autres. Normalement. Plus récemment, je me suis aussi mis à lorgner du côté de la Gameboy Advance – une console que je n’ai jamais tenu dans les mains (le premier Game Boy et le Gameboy Color, oui). Il y aurait de beaux jeux à y faire. Ces derniers mois ayant démontré que la portabilité se mêle mieux à la parentalité que les grands écrans fixes.