Pas de jeux trop excitant pour cette fois, mais une série et un animé (!) qu’il convenait de mettre en avant comme il se doit.

A l’occasion de brefs détours sur console, je me suis tout de même mis en tête de terminer ma seconde partie de Tomb Raider: Underworld, histoire de récupérer tous les trésors. Je serais également allé au bout des succès, par perfectionnisme, mais certains d’entre-eux étant malheureusement buggés je m’en tiendrai à ça. A cela s’ajoute le fait que le jeu s’est avéré plus frustrant que dans mes souvenirs. Beaucoup de bugs, justement, de problèmes de sauts, et plus fréquemment encore de détection de scripts/collisions. Comme quoi, parfois il vaut mieux s’abstenir de revisiter certains jeux… pour en garder un souvenir intact.

Un peu de tuture sur Forza Horizon. Je me suis lancé dessus avec l’impression de n’avoir pas fait de jeu de voitures depuis longtemps. Omettant totalement l’existence de Drift Showdown, donc. Une omission qui en dit long, puisque je m’accordais justement à dire que ce n’est pas tout à fait un jeu de course. Forza est en tout cas appréciable, et les paysages sont chouettes, mais je ne me vois pas y passer des soirées entières. J’ignore si cela dû à une envie plus que raisonnable, ou si c’est l’aspect monde ouvert (qui est la particularité des Horizon, je le réalise), et son abondance de temps morts, qui me rebute. Je me souviens, lorsque Burnout Paradise – un des premiers à s’y essayer – est sorti en 2008, j’avais ressenti le passage au monde ouvert comme une trahison. J’y avais joué, avais été au bout, et en avais même apprécié certains aspects. Mais nulle part autant que les anciens. Le jeu de course est vraiment un de ces genres ou il faut que ça fasse « clic ».

D’entre toutes les séries que j’ai vues, celles qui furent véritablement passionnantes tiennent sur les doigts de la main. Le reste couvrant un large spectre allant d’« intéressant » à « bouche-trou ». Ce qui ne signifie pas qu’on se contraint à regarder des séries dans l’ensemble moyennes (encore que…), mais plutôt que, pour des raisons fort compréhensibles d’audience, de financement, et de temps de travail, peu d’entre-elles parviennent finalement à s’arracher au carcans des recettes éprouvées. S’ajoutent encore, à cela, des matières de préférences personnelles.

The Americans fut, récemment, une de ces séries véritablement passionnante à suivre. Ne rien en savoir avant de me lancer – à propos des américains en question – n’en rendit d’ailleurs la surprise que plus succulente. Je me suis en tout cas rapidement trouvé emporté le long des quatre saisons, avec une envie et une curiosité encore intacts. Une des grandes attractions, j’ai trouvé, à regarder la série, fut de voir combien Philip et Elizabeth sont en contrôle, en dépit de l’équilibre fragile qui régente leur vie. Le frisson, ce n’est pas de les voir chuter, c’est de les voir mettre leur plan à l’œuvre avec ingéniosité, et de faire tous les sacrifices nécessaires pour aller au bout. La beauté de la chose ? On n’a jamais l’impression qu’ils sont intouchables. Leur perfectionnisme et leur dévouement semblent, au contraire, être leur plus grand ennemi. Le soir venu, à l’abri des regards, ils se voient rattrapés par cette part d’humanité qu’ils contraignent, mais qui jour après jour se rappellent à eux, jusqu’à inéluctablement les rattraper.

Je n’eus en tout cas jamais escompté que la recette tienne encore après quatre saisons. Ce qui rend d’autant plus prometteur le fait que les scénaristes ont d’ores et déjà décidé de la durée de la série (six saisons). D’autres séries mémorables (pour ne pas citer Dexter) s’étant, elles, perdues en cours de route.

Je ne saurais expliquer pourquoi je ne regarde des animés que par phase. Mais Nanatsu no Taizai, que j’ai pris grand plaisir à regarder, semble avoir définitivement ouvert une nouvelle brèche, et ce de manière fort remarquable. J’en suis venu à la regarder suite au souvenir impeccable que j’avais gardé de sa bande-son – un morceau en particulier, écouté au hasard d’internet (merci @GenSeiren). Et la musique fut certainement saisissante. Nanatsu no Taizai offre, cela dit, bien davantage, à travers une animation de qualité, et un cast de protagonistes incroyablement coloré. Shonen oblige, héros au pouvoir caché et grands méchants sont au rendez-vous, mais l’ensemble est bien amené, de sorte que je n’ai jamais eu le sentiment de voir un shonen comme un autre. La série s’en démarque au contraire avec un certain brio, le format vingt-quatre épisode délivrant un rythme haletant qui détonne, en fait, dès les premiers épisodes. Sans égaler les très grands – y en a-t-il seulement encore ? – la série, à l’humour un rien grivois, se fait attachante, si bien qu’on s’imagine aisément en regarder davantage. Heureusement – et malheureusement – une « seconde saison » sera diffusée fin août au travers de quatre malheureux épisodes. On a hâte de trouver réponse à nos questions, mais on aurait aimé davantage.

Hawk

Hawk <3