Chroniques, Le 17

Le 17 : les choses courent

Les choses courent, et je me précipite.

Septembre, déjà, et désormais octobre, m’ont asséné de leurs obligations à un rythme soutenu. Je me suis efforcé, ces dernières semaines, d’en suivre la trame établie avec une sérénité éprouvée, agité par un surcroît de fatigue derrière les yeux. Dans ces moments de grande vitesse, où l’ont se sent plaqué contre son siège, les mains cramponnant fermement le volant, conduire se résume parfois au glissement d’un cerf-volant dans le ciel : être ballotté au rythme des vents.

Chroniques, Le 17

Le 17 : c’est la reprise

Les vacances sont échues. Avec elles s’effilochent les dernières brumes de mystère. Le Rivage des Syrtes, une œuvre fascinante que je m’attache à terminer, sera bientôt lu. Tandis que SMT IV, qui en se découvrant s’est rendu plus manifeste, patiente dans un coin de la pièce. Déjà saisi par la réalité des quotidiens pragmatiques, mon attention se tourne de nouveau vers un concours qui se rapproche, un travail qui n’a aucun sens, les maladies de crèche, et les listes de tâches diverses. Je laisse glisser, autant que faire se peut, ou plutôt je me laisse glisser, dans un je-m’en-fichisme léger, à l’abri des légers rudoiements mais prêt à rebondir, l’esprit dirigé vers un petit bout de choux, un petit bout de texte, un petit bout de jeu, et trois notes de piano.

Chroniques, Le 17

Le 17 : je me sens saisi des mystères

En vacances, loin de tout, je me laisse oublier. Je profite de l’air marin, de la tranquillité, appâté par les lieux pittoresques, les paysages et les spécialités locales. Je me baigne dans l’inconnu avec l’appétit d’un travailleur paralysé par les évènements, rivé à sa table de travail, défini par ses fonctions. Je puise, là-haut, loin du domicile, dans l’air et dans l’eau ; dans la splendeur comme dans la fatigue ; des voies respirables, de l’oubli de soi, pour trouver à puiser l’énergie qui paveront les prochains congés payés.

Chroniques, Le 17

Le 17 : je rêve de soleil

Cette année, le mois de juillet a enfilé des vêtements de novembre. Cela fait plusieurs semaines que la pluie taquine. Que l’eau, inquiète, frappe avec rigueur nos parapluies. Ce qui, en d’autres circonstances, n’eut été qu’un été gris devient, après plus d’un an d’épidémie, un moment de furieuse impatience. A attendre que le soleil, ce gros prétentieux, daigne montrer sa tête. Pendant que les mesures sanitaires idiotiques se succèdent, et que la division s’instaure. Pas grave, dira-t-on. De toute façon, les vacances, c’est pour bientôt. En Normandie, au moins, on sera au sec.

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Le 17 : transmettre le jeu vidéo

Petit T grandit. Et, bien que ce soit terriblement précoce, eut égard à son âge, je me pose de plus en plus la question de la transmission. Et celle, plus concrète, du leg. Je blague souvent en disant que ma collection de jeu paiera mon séjour en EHPAD. Enfin, disons le premier mois – au vu des loyers… En réalité, il m’apparaît évident qu’une bonne partie, sinon tous mes jeux, seront un jour sien, ce bien avant que je perde la boule. Peut-être me prendra-t-il un jour de tout abandonner, et de m’adonner une fois pour toute à la fabrication d’alcool maison (Une frénette, ça te dit ?). Quoi qu’il en sera, les titres que j’ai réunis au fil des années constitueront un terreau idéal pour la découverte de petit T.