Chroniques, Le 17

Le 17 : vieux machins, nouveaux trucs #2

Mon intérêt pour les jeux poussiéreux se confirme. Le 17 juillet dernier, je causais vieux trucs. J’ai depuis continué à combler les trous de ma modeste collection, qui se constitue très laborieusement. Laquelle est néanmoins listée de manière semi-exhaustive, ce qui est un grand progrès. Je navigue encore en eaux Playstation, Playstation 2, GameCube, ou Dreamcast. J’ai pu acquérir Power Stone, Crazy Taxi, Grandia II, et suis en passe d’en acheter quelques autres. Normalement. Plus récemment, je me suis aussi mis à lorgner du côté de la Gameboy Advance – une console que je n’ai jamais tenu dans les mains (le premier Game Boy et le Gameboy Color, oui). Il y aurait de beaux jeux à y faire. Ces derniers mois ayant démontré que la portabilité se mêle mieux à la parentalité que les grands écrans fixes.

Ainsi donc, en bon con-sumériste, je fouine, je repère, je surveille les prix. Surveiller les prix, tiens. Parfois, j’ai l’impression de ne faire que ça. Leboncon, Eboy, Ratuken, Esturland (américain). Liste d’alertes après liste d’alertes. Sur Leboncon, en particulier, les alertes fusent et disparaissent à une vitesse impressionnante. Telles des étoiles filantes, elles ont à peine le temps de briller ; et même lorsqu’elles brillent, qu’on croit les avoir saisies du regard, elles s’éteignent alors d’elles-mêmes. Toutes ces fausses bonnes nouvelles se rient de mes nerfs. J’achète – ah, et puis non, on me le refuse ; et puis j’achète, mais pas assez vite. En quelques minutes, les objets disparaissent. Quelqu’un d’autre, à l’autre bout du web, a cliqué d’une vitesse, sans même se donner la peine de réfléchir. A peine arrivé sur la page, je regarde l’heure de l’annonce : postée il y a trente minutes. Je n’ose cliquer sur « acheter ». Je devine déjà, pour l’avoir tant vu, l’apparition du mot « réservé ».

Eh bien tant pis ! Ma raisonnable convoitise et moi laisserons les très bonnes affaires aux plus acharnés. Une affaire me suffira. Un achat, même, à la limite. De toute façon, depuis que je travaille en temps partiel, je suis obligé d’être plus vigilant, question sous. Déjà que j’étais raisonnable – allons bon ! Un jeu de temps à autre suffira. Face à l’adversité, il convient de se montrer rationnel. De ne pas piquer de crise, même si l’envie est là. Quelqu’un finira bien par faire une faute d’orthographe dans un titre, ou une erreur dans un prix. C’est évident, il me suffit d’attendre ! Des années s’il le faut. J’ai jusque la retraite, de toute façon – ma collection étant sensée la payer. Ce qui me laisse de quoi voir venir…

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